Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 20:58

 


 


Introduction :
Dans un monde en crise proche de l’implosion avec un Robert Pattinson placé dans une limousine high-tech, sous la direction d’un Cronenberg  (re)trouvé par le grand public depuis A History of Violence en 2005, Cosmopolis se faisait sacrément désirer ! Celle-ci est d’ailleurs l’autre personnage principal du film. Véritable QG d’un Pattinson aussi froid et glaçant qu’un mort-vivant. Malheureusement, son interprétation ainsi que celles des autres intervenants est difficile à juger tout comme le film lui-même, la faute à une « non-adaptation » du livre de DeLillo de la part de Cronenberg .

Problème d’adaptation :
C’est bien simple, pendant 1h48 on se demande si l'œuvre de DeLillo (que l’auteur de ces lignes n’a pas lu) a subit une vraie réécriture pour son adaptation cinématographique (Cronenberg  l’a seulement ré-adapté en 6jours !). Le spectateur suffoque sous un flux d’informations considérables mal dosées que les différents acteurs ne font que déblatéré en pilote automatique. En voulant soulever des thèmes d’actualités sous son avalanche de « blabla », Cosmopolis ne dit rien. Le plus dommageable c’est que des films pratiquants exactement le même genre d’exercices tels que Fight Club où Social Network de David Fincher sont passés avant lui. Avoir une quantité conséquente de dialogue à « avaler » n’a jamais été forcément un problème pour le spectateur (même lambda) à partir du moment ou ils sont correctement adaptés mais aussi interprétés. Car en adaptant (faussement) les lignes de Cosmopolis à la virgule près, Cronenberg a du oublier que ce qui se lit ne s’entend pas toujours. Du coup les acteurs se retrouvent la majeur partie du temps comme des marionnettes, récitant de manière ultra-appliquée leurs lignes sans jamais vivre quoi que ce soit.

Pour ce qui est de « l’action dans le dialogue », Fincher/Sorkin restent définitivement les maîtres absolus. Dans Social Network le réalisateur de Seven réussit pourtant l’exploit d’arriver à nous intéresser à la petite vie d’un être antipathique au possible où sa déstinée est de (probablement) devenir l’Eric Packer de Cosmopolis. Un être devenu « Dieu » que l’exigence de la société et du capitalisme a crée et qui, par la suite des évènements, perd jour après jour le peu d’humanité qui peut lui rester. A de trop rares moments Cronenberg n’arrive à atteindre un degré proche ou similaire ni même à nous rendre fascinant ces différents personnages. La faute à un sur-jeux quasi-constant de la part des acteurs n’étant pas aidé par leurs long (trop long) dialogues et qui par la suite, ne font que nous assommer encore et encore. La dernière séquence du film entre Eric et son poursuivant mystère symbolise par ailleurs à elle seule le soucis majeur de Cosmopolis. On ne sait pas vraiment si l’on est devant un film ou du théâtre filmé.

Le film incarne tout simplement trop son sujet au lieu de prendre le soin de le traiter.

Réalisation :
La seule qualité « tangible » du métrage réside bien dans la forme. Car oui, Cosmopolis est pour le coup l’une des meilleures réalisations en terme technique de Cronenberg, peut-être même la meilleure. Le film jouit d’une gestion du son aux petits oignons avec un réel soin apporté à certaines séquences comme toutes celles situées dans la limousine. Le réalisateur d’Existenz est aussi très inspiré dans ses différents angles et mouvements de caméras. Sa gestion de l’espace dans des endroits pourtant restreints et confinés s’avère être très ingénieuse.

Conclusion :
Cosmopolis est un film « chiant » voilà tout le problème. Et Cronenberg n’a visiblement pas non plus fait ne serai-ce qu’un minimum le moindre effort d’adaptation. Certaines séquences de dialogues sont plus que délicates la faute à une densité d’informations tout simplement mal calculée là où Fincher avait réussi un vrai tour de force avec son Fight Club qui au passage, prône et soulève lui aussi la plupart des mêmes thématiques que Cosmopolis.

Si certaines personnes avaient laissé moult chance à David Cronenberg après A history of violence et Les promesses de l’ombre, il sera fort à parier que ce faux ovni cinématographique les freinera d’un coup sec. Contrairement aux œuvres précédemment citées et dites « normales » du réalisateur, Cosmopolis n’arrive même pas à combler la moindre attente qu’a pu soulever en nous la bande-annonce bien plus proche et « Cronenbergienne » que le film à l’arrivée. Vous attendiez un degré bestiale de sexe ? De nervosité incontrôlé ?, De destruction physique ou psychologique ? De poisse ? De rats géants en plein NY ? Que nenni, Cosmopolis n’est même pas fun, même pas sulfureux, jouissif et ni percutant comme le fait pourtant si bien le réalisateur de La mouche quand il est en forme. La dernière œuvre de Cronenberg nous jette un froid. Elle nous perd et se perd elle-même dans sa masse de dialogues interminables pompeux, abstraits, hermétique et qui s’avère pour finir, prétentieux au possible.

Par Vincent N.Van du groupe Madealone.

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 02:06

http://s.excessif.com/mmdia/i/85/6/affiche-du-film-avengers-10653856nhfdd.jpg?v=1

 

 

C’est donc en la personne du papa de Buffy que la Paramount choisit de confier les reines de ce projet hors norme. Mais pourquoi Joss Whedon ?!

Introduction :
Premier point, les personnages. On avait effectivement peur que 2h20 ne soit trop juste pour vraiment bien développer nos héros. Il s'avère effectivement que la réputation de Whedon en tant que scénariste est fondée car tous les personnages sont vraiment traités à arme égale. Leurs passés, leurs conflits, les égos qui s'opposent...tout s'articule vraiment de la meilleur des manières avec une vraie fluidité. La première partie du film prend le temps de poser les enjeux et les personnages pour finir ensuite crescendo jusqu'au 3ème acte. Une dernière partie généreuse car on compte bien une séquence d'action de pas moins de 30min. Le temps qu'il faut à nos vengeurs pour s'unir dans la joie, la destruction massive et la bonne humeur. Cela dit, même si l'on reconnait tout le talent de Joss Whedon en tant que scénariste, la réalisation n'est clairement pas le point fort du bonhomme faute d'expérience en la matière.

Réalisation :
Second point, la mise en scène. Si Whedon s'en sort plutôt bien dans ses séquences d'actions encore que...(nous y reviendrons un peu plus tard) il n'en ai clairement pas de même en ce qui concerne ses séquences "hors-action". Pour faire simple et directe on dirait parfois que The Avengers est un DTV où même un épisode d'une série TV de luxe à qui l'on aurait filé beaucoup de thune. Non pas que ce soit réalisé avec les pieds mais c'est juste que la mise en scène de Whedon compte tenu de "l’événement épique" manque clairement de richesse et de profondeur à commencer par une photo hideuse dirigé pourtant par Seamus McGarvey à qui l'on doit The Hours et World Trade Center entre autres ! Certains plans sont tous gris et la mise en scène tantôt inspirée, tantôt mollassonne de Whedon n'arrange absolument rien. Un comparatif violent mais nécessaire pourrait justement être fait avec un certain Michael Bay par exemple. A ce moment là et même si l'on peut parfois trouver le Mr Bay exécrable sur certains points qui ne cessent de le suivre encore et encore, nous avons quand même un réalisateur qui sait non seulement comment composer un vrai cadre de cinéma mais qui sait en plus maitriser la mise en scène et « La mise en scène de l'Action » comme personne encore de nos jours. Avengers chlingue parfois le fond bleu à 500km à la ronde. Fondamentalement ce ne serait pas vraiment un problème à partir du moment ou Whedon serait arrivé à le gérer mais encore une fois, il ne possède pas suffisamment d'aisance technique pour nous faire oublier ces SFX parfois incrustés de manière maladroite. La faute non pas à leurs qualités intrinsèques mais tout simplement à une mise en scène qui peut parfois rendre le tout un peu plat. Là ou Michael Bay retranscrit avec une réel technique de mise en scène ce que pourrait être une guérilla urbaine entre des hommes et des robots de plus de 10 mètres de haut. Arrivant par la suite à nous faire ressentir leurs présences physiques aux côtés des acteurs, leurs forces, la puissance de leurs armes où même de leurs poids sur les infrastructures qu'ils détruisent, Whedon lui, ne trouve pas le moyen d'y parvenir. Du coup la dernière séquence tant attendue d'Avengers ressemble quelques fois à une vulgaire séquence de jeu-vidéo en synthèse. En gros on arrive tout simplement pas à ressentir la présence de Hulk aux côtés des figurants ou son impact physique sur un building. On arrive pas à ressentir la détresse ni même la souffrance que peut endurer les habitants de Manhattan là encore une fois ou Bay les auraient martyrisés purement et simplement. On ressent plus en revanche le plateau de cinéma et tous les techniciens derrières ! La disparition du fameux syndrome de la « suspension d’incrédulité. »
C'est clairement ici que le créateur de Buffy loupe le coche car aux travers de quelques scènes comme ce petit plan séquence ou la caméra, dans un mouvement fluide et gracieux, passe par chaque Avengers pour finir sur le dos d'une immense créature, on sent enfin une mise en scène rendant (à de trop rares instants) ce vrai souffle épique qui manque cruellement à ce premier grand rendez-vous de super héros.

Conclusion :
Cependant, ne nous méprenons pas sur ces points négatifs et même si ils sont de tailles. Ils ne font pas d’Avengers un navet iregardable. Fort heureusement tout de même, le métrage reste assez bien équilibré et généreux. L’humour est parfaitement bien dosé et les personnages sont vraiment attachants (Captain America et Hulk en pôle position). La bande-son d’Alan Silvestri est, elle aussi, vraiment réussie avec un très jolie thème principal. Il est juste dommage que Joss Whedon ce soit attelé à la réalisation tant la qualité et l’écriture de son scénario sont, à côté, de très bonne facture. Au finale c’est juste que le traitement n’est pas entièrement à la hauteur de l'événement. Sans doute la faute à la volonté des producteurs de vouloir sortir ce gros projet beaucoup trop rapidement. Pour le coup, il aurait sans doute mieux fallut offrir la mise en scène à un réalisateur qui possède tout simplement plus de bagages et d’expérience dans ce domaine qu’est la mise en scène de long-métrage « Cinématographique » grand spectacle. Un metteur en scène qui exploite à bonne escient les SFX et les composantes de son cadre. Avengers nous apprends une fois de plus que même avec une masse de pognons considérable, ce n’est jamais si « évident » que ça.

Rédigé par Vincent N.Van du groupe Madealone.

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 14:37

http://bandeannonce.leblogvideo.fr/files/affiche-Millenium-Les-hommes-qui-n%E2%80%99aimaient-pas-les-femmes.jpg

 

 


 

 

Avant de commencer à lire cette article, sachez que l’auteur de ces lignes n’a pas lu les livres de Stieg Larsson et n’a pas vu les adaptations suédoises qui ont déjà été réalisées auparavant. Je pars donc avec un avis complètement vierge sur l’univers de Millenium. Il n y aura donc aucun jeu de comparaison entre le film réalisé par Fincher, le livre et les adaptations précédemment réalisées.

Introduction :
Depuis Zodiac, Fincher tire une tout autre quintessence du savoir faire qu’on lui connait en terme de technique, de mise en scène et de narration. Une faculté unique et encore plus aboutie qu’auparavant pour mettre en place des univers différents mais toujours avec un travail de « fourmi » colossale. Cela dit, Millenium est bien loin d’atteindre les nombreuses qualités d’un Social Network et il est d’ailleurs assez surprenant que le réalisateur ce soit passé des talents d’Aaron Sorkin pour l’adaptation d’un univers comme celui de Millenium.

Feeling Cold :
En effet là ou la technique de Millenium est irréprochable, il n’en ai pas toujours de même pour ce qui est de la mince part d’émotion qu’il peut susciter à de trop rares moments chez le spectateur surtout durant la première heure. Sans doute la faute à un scénario qui ne laisse pas aux personnages et aux situations, plus de temps qu'il n'en faut pour réellement ce poser. Les intentions du réalisateur sont pourtant louables et il est vrai que les 2h40 filent vraiment à toute vitesse, jamais nous n’avons vraiment le temps de nous ennuyer dans Millenium, mais en contre-partie, l'implication, le processus d’identification, peinent vraiment à prendre corps dans cet univers ou le débit d’information est considérable. Le rythme en devient alors mécanique, parfois répétitif, les séquences s’enchaînent et s’imbriquent machinalement les unes derrières les autres comme des perles sur un collier. Même les séquences difficiles et viscérales notamment avec Lisbeth ne prennent qu’à moitié puisqu’elles se retrouvent tronquées et alternées par l’enquête menée par le personnage du journaliste (interprété par Daniel Craig) ou Fincher à l’air de considérablement moins prendre son pied. Heureusement, une petite impulsion émotionnelle jaillit une fois que Mikael & Lisbeth sont enfin réunis. Si l’enquête à laquelle ils se rattachent et toujours aussi « sommaire » on ne peut s’empêcher de ressentir quelque chose pour ces personnages. Le tempo de Millenium diffère est s’élève, un souffle nouveau se fait sentir et une forme d’empathie peut enfin naitre.

Il est amusant d'être témoin d'une forme de cohésion entre deux caractères si différents, à travers le partage de leur sentiments communs. C'est bien ici que réside le véritable intérêt de Millenium, que le spectateur peut, au terme d'une bonne heure, apprécier. L’interprétation de Rooney Mara y est forcément pour beaucoup et l’on sent bien que c’est elle qui intéresse principalement le réalisateur. C’est bien Lisbeth qui jouit des plus gros tours de force. A travers cette relation Fincher rend son film humain et le public trouve, grâce à elle, un point d’encrage parfait auquel il peut se rattacher. On finit par accepter l’avalanche d’informations et la complexité de l'œuvre car on peut tout simplement avoir le sentiments de « prendre part » et de « participer ». Dans ce personnage, Fincher retrouve bien la représentation d’une image Féminine obsessionnelle qu’il a en lui. Il est intéressant de voir que dans ses précédents films, ses personnages féminins sont la plupart du temps très masculins. Elles se révèlent bien souvent plus fortes que l’homme incarnant de manière symbolique une liberté qu’elles ont toujours finit par obtenir dans la souffrance. Remake utile ou pas, quoi qu’on en dise, Millenium pour Fincher c’était tout simplement une évidence.

Réalisation :
Hormis un générique d’intro certes très bien fichue mais complètement hors de propos, (à croire que David Fincher veut décidément ne pas oublier d’ou il vient) c’est toujours en bon élève qu’il nous livre une copie (très) soignée, pensée et techniquement parfaitement bien travaillée. Chaque plan, chaque teinte, chaque geste est calculé et millimétré. Nous savons tous l’intransigeance de l’auteur et sa méthode de travail très difficile qui contraint les acteurs à donner le meilleurs d’eux mêmes quitte à rejouer la scène plus de 150 fois s'il le faut. L’univers de Millenium est parfait pour ce scientifique à l’impact visuel toujours pus fort, toujours plus explicite et ingénieux. Les scènes entre Lisbeth et Nils, son nouveau tuteur légal sont violentes et il est vrai, d’une terrible brutalité. L’effet « coup de poing » fonctionne toujours lorsque le réalisateur d’Alien 3 s’attaque à ce genre de défi. De même que pour les séquences de jeu toujours au carré. A travers l'œil de Fincher, pratiquement chaque objet ou mouvement que réalisent ses personnages sont logiques, à leurs places et prennent constamment part à sa narration. BREF, de ce côté là il n y aura définitivement rien à ajouter, Fincher n’est plus un réalisateur de cinéma à proprement parlé. Avec Millenium c’est en véritable « Architecte » du cinéma qu’il s’impose, comme s' il s’agissait d’un scientifique commençant tout juste à trouver la formule presque parfaite. Presque oui, car à force de (trop ?) prendre le temps de soigner, complexifier et densifier sa petite vitrine le réalisateur perd parfois effectivement notre implication et accessoirement notre attention (le même syndrome qui planait déjà sur Zodiac). Il n’est pas non plus aidé par le fait que l’enquête de Millenium manque cruellement d’enjeu et semble au finale n’être qu’un prétexte pour réunir Mikael & Lisbeth.

La composition est elle aussi, toujours un élément important dans les films de l’auteur. Et c’est bien Trent Reznor & Atticus Ross qui sont aux manettes, pourtant jamais le duo gagnant de Social Network ne parvient à nous prendre aux tripes. Une fois sortie de la salle aucun thèmes, aucune notes ne viennent nous interpeller. On attendez beaucoup de la bande originale de Millenium et il est étonnant de voir à quel point celle-ci nous parait aussi « transparente » à l’arrivée.

Conclusion :
FINALEMENT, que dire si ce n’est que l’on peut être fatalement déçu par la dernière œuvre du réalisateur de Fight Club . Ce premier chapitre ce pose inévitablement comme une rampe de lancement obligatoire visant à utiliser l’enquête pour nous présenter puis poser ce magnifique duo de couple en devenir. C’est justement ici que l’on peut y constater les limites du format cinéma. Peut-être fallait-il à ce premier chapitre une durée plus longue pour que Fincher prenne le temps de rendre son film un tout petit peu moins linéaire et rapide, car on sent parfois qu’il faut allez « vite » pour joindre le point A au point B. Les 40 dernières minutes après la révélation du tueur sont assez représentatives du problème lié à la durée du format cinéma. Espérons que la version longue voulue à la base par le réalisateur voit le jour. Certes, on ne pourra jamais reprocher au réalisateur son manque de sérieux et d’implication dans pratiquement tous les choix qu’il entreprend seulement dans Millenium, ce à quoi se rattache ces deux personnages, à savoir l’enquête, prend une place importante entre les deux ! Et il a beau être « tout Fincher » qu’il est, son savoir faire n’arrive pourtant pas suffisamment à nous donner envie de nous impliquer dans cette sombre histoire familiale. Le spectateur a plus d’une fois l’impression d’être rattrapé en cours de route et d’être tenu fermement par la main. Comme si il s’agit d’une visite mais d’une visite ultra guidé ou les émotions qui nous submergent se font bien trop rares. Fincher nous permet pourtant à ces différents instants d’une part, de voyager un minimum seul sans être sur des rails et d’autre part de prendre le temps de nous attacher encore un peu plus à ses personnages. Le chimiste n’est pas loin de trouver la combinaison parfaite et il pourra sans aucun doute le faire dans le prochain volet qui sera normalement davantage consacré à une enquête menée dès le départ par ce petit couple atypique.

Rédigé par Vincent N.Van du groupe Madealone

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 14:34

 

 


 


A l'occasion de sa récente sortie en DVD/Bluray, l'équipe Madealone décortique le petit chef d'oeuvre de Gavin O"Connor


Introduction :
La boxe a eu son lot de films référentiels (Raging Bull, Rocky, The Fighter...), le catch a lui aussi reçu un véritable honneur en la personne de Darren Aronofsky grâce à The Wrestler et jusqu’ici l’univers du MMA a toujours été mis en avant au travers de nombreuses séries Z ou de simples directo DVDs. WARRIOR a malheureusement la lourde tâche de s’immiscer entre ces différents chefs-d'œuvres cités plus haut, d’un genre déjà pressé par le cinéma hollywoodien jusqu’à la dernière goutte. Et c’est avec une grande humilité que le réalisateur Gavin O’Connor rend à ce sport toujours peu connu en France, ses premières vraies lettres de noblesse.

Rédemption :
L’utilisation du tournoi de MMA comme prétexte servant de catharsis au cœur du scénario peut effectivement paraître on ne peut plus simple. Seulement derrière cette apparente simplicité le réalisateur prend le pari de construire sa narration en optant pour un rythme très lent où l’exposition des deux personnages principaux s’étend sur quasiment plus d’une heure ! La séquence d’intro somptueuse entre Tom Hardy et Nick Nolte juste avant l’arrivée du titre donne effectivement le ton. Gavin O’Connor démontre par le biais de cette intro l’étendue de son savoir faire, mettre en place un univers, un contexte ainsi que la psychologie de ses personnages en 4min « montre en main ». Jamais le scénario n’enquille une ligne de dialogue de trop ou de moins, certaines personnes pourront effectivement reprocher à WARRIOR un manque d’originalité flagrant déjà par rapport aux différents enjeux scénaristiques ou par rapport aux traitements des personnages qui composent le film. Et à juste titre car oui, le récit de Warrior sent parfois le réchauffé voire « l’archi déjà-vu », oui la trame est banale et sans surprise, mais quels films de sports jusqu’ici ne pâtissent pas des mêmes défauts ? Quels films de sports depuis Million Dollars Baby a su vraiment prendre le spectateur à contre-pied sans que celui-ci n’en devine déjà la fin au bout de 15min ?

Il est tellement difficile de rester de marbre face à ces personnages aux thématiques pourtant riches et universelles et ce, même si elles restent typiquement racontées a travers un point de vue purement Américain une fois de plus. Rocky et Fighter plaçaient leurs personnages dans un contexte social éprouvant et Warrior se retrouve dans le cas présent au sein même de ces « balises » obligatoires servant à dresser le portrait de l’Amérique actuelle (Irak, crise des subprimes). En réalité Warrior ressemblerait plus d’avantage à Rocky (l’arrivée du titre similaire en gros caractère gras lui rend d’ailleurs un bel hommage) déjà parcequ’avant de filmer un contexte, il raconte avant tout une histoire. Gavin O’Connor n’a pas le talent d’un David O Russel, encore moins celui d’un Clint Eastwood ni même d’un Oliver Stone et il le sait. Sur ce terrain le réalisateur n’a donc pas besoin d’avoir les yeux plus gros que le ventre, il part avec une grande humilité, marchant sur les mêmes pas que John G Avildsen et Sylvester Stallone à l’époque de Rocky. Stallone qui encore aujourd’hui revendique haut et fort qu’il n’est pas (encore ?) un bon réalisateur de cinéma mais bien un simple conteur d’histoire qui fait toujours les choses en fonction de son coeur. La vrai force de Warrior réside bien sûr ici et au delà de tout un tas d’aspects purement techniques. Même si la réalisation de Gavin O’Connor reste soignée, le réalisateur de 39ans prend d’avantage le soin de se concentrer sur ses différentes séquences de dialogues. Les acteurs se retrouvant la majeure partie du temps complètement « seuls », nullement aidé par des artifices visant à souligner une quelconque émotion au marqueur. C’est l’autre tour de force du réalisateur qui réside dans sa manière d’amener pléthore d’informations liées au passé des personnages, ou même d’enjeux sous-jacents sans tomber dans la facilité (aucunes scènes liée au trauma de leurs passés ne nous sont dévoilées explicitement).

La direction d’acteur y est forcément aussi pour beaucoup à commencer par Nick Nolte qui joue le rôle du paternel désespérément en quête de pardon. Quelle magnifique composition, toujours sobre et en retenue. Son personnage d’ancien père alcoolique (qui mieux que lui pouvait jouer le rôle ?) qui ne peut que subir et encaisser comme un vieux sac de frappe déchiré de l’intérieur les coups verbaux de ses enfants portés en premier lieu par un Tom Hardy habité, animé d’une haine incommensurable rendent son personnage puissamment dramatique et limite proche de la folie. Les scènes du casino et de la chambre d’hôtel font surement parties des séquences les plus dures psychologiquement et émotionnellement parlantes que l’on ai vu depuis longtemps. C’est surtout à partir d’ici que WARRIOR révèle tout ce qu’il a dans les tripes, et sur le cœur. On ne devient plus spectateur mais « voyeur » où témoin de ce combat d’une vie que seuls la portées des coups semblent pour ces personnages, la seule issue possible jusqu’à un uppercut salvateur qui nous couche littéralement au tapis. Sur les derniers mots de Brendan à son frère incarné par Joel Edgerton, le rythme imposé par le réalisateur prend ici sa véritable envol et trouve une cohérence parfaite.

Conclusion :
A tous ceux qui pensent venir y chercher de la castagne sachez que vous serez obligatoirement déçu. Warrior « boxe » bien dans une autre catégorie et il faut bien au film plus d’une bonne heure avant de voir le premier combat dans la cage. Gavin O’Connor prend le temps et il a raison. Jouant presque constamment des non-dits et des silences qui viennent sans cesse alimenter mais jamais alourdir, la dramaturgie de son récit. Néanmoins, il est bien évident que le métrage divisera sans nul doute son public. Les cinéphiles et spectateurs disons, « habitués » au genre ne prendront surement pas le même plaisir que ceux qui se sentent un peu plus concernés par le sujet et les thématiques que souhaite aborder le réalisateur. Warrior est certes bien loin d’être un film complètement abouti, mais sa sincérité qui suinte de toute sa pélloche suffira justement à masquer ses ficelles cousues de fils blancs pour ainsi retrouver le plaisir d’un cinéma « simple ». Simplement du vrai cinéma.

Rédigé par Vincent N.Van

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 17:24






 

Introduction :
Responsable de La panthère Rose, de la sympathoche franchise La nuit au musée et de Pour le meilleur et pour le rire (!), c’est bien en Shawn Levy réalisateur assez inégale qu’a choisi de croire Spielberg & Zemeckis pour monter et réaliser ce Real Steel. Un mixe entre Over the top et Transformers dans un univers semi-futuriste seulement, sous ses faux-airs de simple blockbuster familiale bourré de bon sentiments ce cache, contre toutes attentes, quelque chose que l’on espérait retrouver depuis longtemps...Avec un peu de retard à l'allumage, nous vous proposons de venir découvrir pourquoi il était primordial d'aller voir Real Steel au cinéma.

« Un cœur en acier »
Après les rafales des Transformers on aurait pu aisément se dire qu’avec les robots, il était temps de tourner la page et de passer à autre chose. Seulement apparemment, Spielberg & Zemeckis décident d’en rajouter une couche en s’inspirant d’une des œuvres de Richard Matheson pour accoucher de ce nouveau projet. Cela dit, qui aurait pu penser une seule seconde qu’une tel œuvre aussi « sommaire » soit-elle indirectement à cause d’un certain Michael Bay (les robots ne surprennent plus grand monde dorénavant), ne devienne en fin de compte un vrai petit bijoux de cinéma. Car oui, l’utilisation des robots après ce qu’en a fait Bay, il fallait oser et trouver différents moyens de les mettre en scènes. C’est ce qu’a judicieusement fait le réalisateur qui a su trouver un équilibre parfait entre ses différentes idées de mise en scènes, les émotions, les effets spéciaux...et c’est ici que Real Steel s’avère être tout bonnement étonnant.

On imagine assez bien certains plans et quelques idées repris sur Le Géant de Fer de Brad Bird notamment lors de la séquence où Max sort avec Atom en pleine nuit. Alors certes, Levy s’inspire, pique certaines choses ici et là mais il les réutilisent et le fait bien à l’image des SFX qui jalonnent le film. Jamais ces éléments et effets numériques sont de trop dans Real Steel, en vérité le métrage aurait très bien pu ce passer dans les années 80. On sent dans cet univers ce parfum très old-school que le metteur en scène ne trahi jamais, qu’il affectionne et respecte. Avec ces routes et ces nomades américains qui sillonnent les arènes, ces combattants d’un monde semi-futuriste qui dorment sur les étagères de leurs camions, qui puent l’odeur de la ferraille brûlé et de la sueur...bref, Shawn Levy marque clairement un point. Car en plus d’avoir une trame scénaristique pourtant archi-classique, il ne cesse de titiller notre fibre nostalgique en remplaçant simplement les combats de bras de fer d’Over the Top avec Sly Stallone par des combats de robots, tout en y apportant une vraie et étonnante sensibilité.

Côté interprétation, Hugh Jackman reste dans un registre qui lui va bien sans véritable surprise. Seulement, on ne peut parler de son personnage sans celui de Max, magnifiquement bien interprété par Dakota Goyo (déjà partant pour une suite) que l’on avait aperçu dans Thor. L’une des principale réussite de Real Steel réside aussi en ses deux personnages. Un duo attachant où l’alchimie entre Jackman et Goyo opère vraiment à merveille. Avec sa trogne d’ange il n’est certainement pas exclu que la très jeune carrière de l’acteur ce voit booster d’un coup tant sa performance s’avère être juste et réellement touchante.

Réalisation :
Jamais tape à l’œil et toujours équilibré, la réalisation est propre, très efficace durant les combats et surtout, toujours très bien inspiré. Le réalisateur joue constamment avec sa mise en scène entre les robots incrustés en numériques et ceux dont leurs présences et leurs mouvements sont reproduits en animatroniques. Les duels avec Twin Cities et Zeus sont intenses et vraiment épiques, le tout est supervisé par la société WETA déjà responsable des SFX d’Avatar et de La planète des singes mais aussi par le boxeur Sugar Ray Leonard pour amener un peu plus d’authenticité aux combats. Le rendu visuel et les animations des robots sont vraiment bluffants.

Si depuis un certains temps le compositeur attitré de Tim Burton était cantonné à pratiquement un seul et même registre de films, on sent un Danny Elfman évolué pour ne pas dire changé. Et c’est tant mieux car depuis longtemps, chacune de ses compositions étaient littéralement passé en « pilote automatique » sans saveurs ni valeur ajouté. Après sa composition sur Le Royaume de Peter Berg, Elfman montre une fois de plus qu’il peut tout à fait changer de registre et être tout aussi à l’aise à la gratte. Même si l’instru de Real Steel n’est pas des plus originales, au moins ça change ! Le travail d’Elfman reste très agréable avec un thème principal fidèle à cet univers « eigthies ». Le dernier coup de synthé aux milieux des cris de la foule est juste magique.

Conclusion :
Ici, contrairement aux robots de Michael Bay, ceux de Shawn Levy ne nous font pas seulement retomber en enfance mais au contraire, ils sont présents pour nous faire grandir. Véritable vecteur, catalyseur et reflet des deux personnages principaux, la façon dont le réalisateur utilise et met en scène Atom est très intelligente. Jonglant sur le faite de savoir si oui où non, ce robot possède des sentiments humains (thématiques très Spielbergiene), le réalisateur s'amuse bien souvent à faire planer le doute chez le spectateur comme cette fabuleuse scène du miroir où encore cette hargne qu’a le robot à se relever et ne jamais renoncer sous les encouragements du petit Max...Bref, c’est toutes les accumulations de ces (très bonnes) petites idées qui, en plus de toujours respecter un côté Road Movies très oldies, ne fait que conforter et ranger Real Steel aux côtés de cette listes rare, celui de faire partie des blockbusters honnête sur son sujet et sur ses intentions. Épaulé par les deux plus « vieux grands enfants » d’Hollywood que sont Spielberg & Zemeckis à la production, Real Steel possède bien la petite « touch Amblin Entertainement » qui manquait cruellement à Super 8 et Tintin pour vraiment nous faire rêver à nouveau. En effet, avec toute la meilleur volonté du monde, JJ Abrams ne faisait que mimer nos souvenirs et nos émotion enfantines tandis que Tintin en était complètement démuni la faute à une technologie tellement belle et surement trop sophistiqué qu’elle en a aveuglé Spielberg au point de faire de TINTIN une œuvre numérique complètement indigeste et creuse.
Jamais une seule seconde on aurait pensé que s'était en Real Steel que résidait cet hommage que l’on attendait depuis longtemps et encore moins de la part du réalisateur de Crazy Night. Et c’est tout particulièrement durant la séquence du combat finale ou pendant un instant, le temps se retrouve suspendu, que le petit Max regarde son père ce battre, donner des coups qui portent pourtant dans le vide que Shawn Levy choisit de le symbolisé. Une larme coule alors sur sa joue et ça y est, c’est à cet instant dans ce regard, dans ces yeux, que née ce pur moment d'émotion naïf et innocent que l’on retrouve et redécouvre enfin. Merci Shawn Levy, cela faisait bien trop longtemps déjà.

Par Vincent N. Van du groupe Madealone.
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