Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 14:37

http://bandeannonce.leblogvideo.fr/files/affiche-Millenium-Les-hommes-qui-n%E2%80%99aimaient-pas-les-femmes.jpg

 

 


 

 

Avant de commencer à lire cette article, sachez que l’auteur de ces lignes n’a pas lu les livres de Stieg Larsson et n’a pas vu les adaptations suédoises qui ont déjà été réalisées auparavant. Je pars donc avec un avis complètement vierge sur l’univers de Millenium. Il n y aura donc aucun jeu de comparaison entre le film réalisé par Fincher, le livre et les adaptations précédemment réalisées.

Introduction :
Depuis Zodiac, Fincher tire une tout autre quintessence du savoir faire qu’on lui connait en terme de technique, de mise en scène et de narration. Une faculté unique et encore plus aboutie qu’auparavant pour mettre en place des univers différents mais toujours avec un travail de « fourmi » colossale. Cela dit, Millenium est bien loin d’atteindre les nombreuses qualités d’un Social Network et il est d’ailleurs assez surprenant que le réalisateur ce soit passé des talents d’Aaron Sorkin pour l’adaptation d’un univers comme celui de Millenium.

Feeling Cold :
En effet là ou la technique de Millenium est irréprochable, il n’en ai pas toujours de même pour ce qui est de la mince part d’émotion qu’il peut susciter à de trop rares moments chez le spectateur surtout durant la première heure. Sans doute la faute à un scénario qui ne laisse pas aux personnages et aux situations, plus de temps qu'il n'en faut pour réellement ce poser. Les intentions du réalisateur sont pourtant louables et il est vrai que les 2h40 filent vraiment à toute vitesse, jamais nous n’avons vraiment le temps de nous ennuyer dans Millenium, mais en contre-partie, l'implication, le processus d’identification, peinent vraiment à prendre corps dans cet univers ou le débit d’information est considérable. Le rythme en devient alors mécanique, parfois répétitif, les séquences s’enchaînent et s’imbriquent machinalement les unes derrières les autres comme des perles sur un collier. Même les séquences difficiles et viscérales notamment avec Lisbeth ne prennent qu’à moitié puisqu’elles se retrouvent tronquées et alternées par l’enquête menée par le personnage du journaliste (interprété par Daniel Craig) ou Fincher à l’air de considérablement moins prendre son pied. Heureusement, une petite impulsion émotionnelle jaillit une fois que Mikael & Lisbeth sont enfin réunis. Si l’enquête à laquelle ils se rattachent et toujours aussi « sommaire » on ne peut s’empêcher de ressentir quelque chose pour ces personnages. Le tempo de Millenium diffère est s’élève, un souffle nouveau se fait sentir et une forme d’empathie peut enfin naitre.

Il est amusant d'être témoin d'une forme de cohésion entre deux caractères si différents, à travers le partage de leur sentiments communs. C'est bien ici que réside le véritable intérêt de Millenium, que le spectateur peut, au terme d'une bonne heure, apprécier. L’interprétation de Rooney Mara y est forcément pour beaucoup et l’on sent bien que c’est elle qui intéresse principalement le réalisateur. C’est bien Lisbeth qui jouit des plus gros tours de force. A travers cette relation Fincher rend son film humain et le public trouve, grâce à elle, un point d’encrage parfait auquel il peut se rattacher. On finit par accepter l’avalanche d’informations et la complexité de l'œuvre car on peut tout simplement avoir le sentiments de « prendre part » et de « participer ». Dans ce personnage, Fincher retrouve bien la représentation d’une image Féminine obsessionnelle qu’il a en lui. Il est intéressant de voir que dans ses précédents films, ses personnages féminins sont la plupart du temps très masculins. Elles se révèlent bien souvent plus fortes que l’homme incarnant de manière symbolique une liberté qu’elles ont toujours finit par obtenir dans la souffrance. Remake utile ou pas, quoi qu’on en dise, Millenium pour Fincher c’était tout simplement une évidence.

Réalisation :
Hormis un générique d’intro certes très bien fichue mais complètement hors de propos, (à croire que David Fincher veut décidément ne pas oublier d’ou il vient) c’est toujours en bon élève qu’il nous livre une copie (très) soignée, pensée et techniquement parfaitement bien travaillée. Chaque plan, chaque teinte, chaque geste est calculé et millimétré. Nous savons tous l’intransigeance de l’auteur et sa méthode de travail très difficile qui contraint les acteurs à donner le meilleurs d’eux mêmes quitte à rejouer la scène plus de 150 fois s'il le faut. L’univers de Millenium est parfait pour ce scientifique à l’impact visuel toujours pus fort, toujours plus explicite et ingénieux. Les scènes entre Lisbeth et Nils, son nouveau tuteur légal sont violentes et il est vrai, d’une terrible brutalité. L’effet « coup de poing » fonctionne toujours lorsque le réalisateur d’Alien 3 s’attaque à ce genre de défi. De même que pour les séquences de jeu toujours au carré. A travers l'œil de Fincher, pratiquement chaque objet ou mouvement que réalisent ses personnages sont logiques, à leurs places et prennent constamment part à sa narration. BREF, de ce côté là il n y aura définitivement rien à ajouter, Fincher n’est plus un réalisateur de cinéma à proprement parlé. Avec Millenium c’est en véritable « Architecte » du cinéma qu’il s’impose, comme s' il s’agissait d’un scientifique commençant tout juste à trouver la formule presque parfaite. Presque oui, car à force de (trop ?) prendre le temps de soigner, complexifier et densifier sa petite vitrine le réalisateur perd parfois effectivement notre implication et accessoirement notre attention (le même syndrome qui planait déjà sur Zodiac). Il n’est pas non plus aidé par le fait que l’enquête de Millenium manque cruellement d’enjeu et semble au finale n’être qu’un prétexte pour réunir Mikael & Lisbeth.

La composition est elle aussi, toujours un élément important dans les films de l’auteur. Et c’est bien Trent Reznor & Atticus Ross qui sont aux manettes, pourtant jamais le duo gagnant de Social Network ne parvient à nous prendre aux tripes. Une fois sortie de la salle aucun thèmes, aucune notes ne viennent nous interpeller. On attendez beaucoup de la bande originale de Millenium et il est étonnant de voir à quel point celle-ci nous parait aussi « transparente » à l’arrivée.

Conclusion :
FINALEMENT, que dire si ce n’est que l’on peut être fatalement déçu par la dernière œuvre du réalisateur de Fight Club . Ce premier chapitre ce pose inévitablement comme une rampe de lancement obligatoire visant à utiliser l’enquête pour nous présenter puis poser ce magnifique duo de couple en devenir. C’est justement ici que l’on peut y constater les limites du format cinéma. Peut-être fallait-il à ce premier chapitre une durée plus longue pour que Fincher prenne le temps de rendre son film un tout petit peu moins linéaire et rapide, car on sent parfois qu’il faut allez « vite » pour joindre le point A au point B. Les 40 dernières minutes après la révélation du tueur sont assez représentatives du problème lié à la durée du format cinéma. Espérons que la version longue voulue à la base par le réalisateur voit le jour. Certes, on ne pourra jamais reprocher au réalisateur son manque de sérieux et d’implication dans pratiquement tous les choix qu’il entreprend seulement dans Millenium, ce à quoi se rattache ces deux personnages, à savoir l’enquête, prend une place importante entre les deux ! Et il a beau être « tout Fincher » qu’il est, son savoir faire n’arrive pourtant pas suffisamment à nous donner envie de nous impliquer dans cette sombre histoire familiale. Le spectateur a plus d’une fois l’impression d’être rattrapé en cours de route et d’être tenu fermement par la main. Comme si il s’agit d’une visite mais d’une visite ultra guidé ou les émotions qui nous submergent se font bien trop rares. Fincher nous permet pourtant à ces différents instants d’une part, de voyager un minimum seul sans être sur des rails et d’autre part de prendre le temps de nous attacher encore un peu plus à ses personnages. Le chimiste n’est pas loin de trouver la combinaison parfaite et il pourra sans aucun doute le faire dans le prochain volet qui sera normalement davantage consacré à une enquête menée dès le départ par ce petit couple atypique.

Rédigé par Vincent N.Van du groupe Madealone

Publié dans : Avis à chaud - Communauté : âme d'artiste ... - Par Madealone
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 14:34

 

 


 


A l'occasion de sa récente sortie en DVD/Bluray, l'équipe Madealone décortique le petit chef d'oeuvre de Gavin O"Connor


Introduction :
La boxe a eu son lot de films référentiels (Raging Bull, Rocky, The Fighter...), le catch a lui aussi reçu un véritable honneur en la personne de Darren Aronofsky grâce à The Wrestler et jusqu’ici l’univers du MMA a toujours été mis en avant au travers de nombreuses séries Z ou de simples directo DVDs. WARRIOR a malheureusement la lourde tâche de s’immiscer entre ces différents chefs-d'œuvres cités plus haut, d’un genre déjà pressé par le cinéma hollywoodien jusqu’à la dernière goutte. Et c’est avec une grande humilité que le réalisateur Gavin O’Connor rend à ce sport toujours peu connu en France, ses premières vraies lettres de noblesse.

Rédemption :
L’utilisation du tournoi de MMA comme prétexte servant de catharsis au cœur du scénario peut effectivement paraître on ne peut plus simple. Seulement derrière cette apparente simplicité le réalisateur prend le pari de construire sa narration en optant pour un rythme très lent où l’exposition des deux personnages principaux s’étend sur quasiment plus d’une heure ! La séquence d’intro somptueuse entre Tom Hardy et Nick Nolte juste avant l’arrivée du titre donne effectivement le ton. Gavin O’Connor démontre par le biais de cette intro l’étendue de son savoir faire, mettre en place un univers, un contexte ainsi que la psychologie de ses personnages en 4min « montre en main ». Jamais le scénario n’enquille une ligne de dialogue de trop ou de moins, certaines personnes pourront effectivement reprocher à WARRIOR un manque d’originalité flagrant déjà par rapport aux différents enjeux scénaristiques ou par rapport aux traitements des personnages qui composent le film. Et à juste titre car oui, le récit de Warrior sent parfois le réchauffé voire « l’archi déjà-vu », oui la trame est banale et sans surprise, mais quels films de sports jusqu’ici ne pâtissent pas des mêmes défauts ? Quels films de sports depuis Million Dollars Baby a su vraiment prendre le spectateur à contre-pied sans que celui-ci n’en devine déjà la fin au bout de 15min ?

Il est tellement difficile de rester de marbre face à ces personnages aux thématiques pourtant riches et universelles et ce, même si elles restent typiquement racontées a travers un point de vue purement Américain une fois de plus. Rocky et Fighter plaçaient leurs personnages dans un contexte social éprouvant et Warrior se retrouve dans le cas présent au sein même de ces « balises » obligatoires servant à dresser le portrait de l’Amérique actuelle (Irak, crise des subprimes). En réalité Warrior ressemblerait plus d’avantage à Rocky (l’arrivée du titre similaire en gros caractère gras lui rend d’ailleurs un bel hommage) déjà parcequ’avant de filmer un contexte, il raconte avant tout une histoire. Gavin O’Connor n’a pas le talent d’un David O Russel, encore moins celui d’un Clint Eastwood ni même d’un Oliver Stone et il le sait. Sur ce terrain le réalisateur n’a donc pas besoin d’avoir les yeux plus gros que le ventre, il part avec une grande humilité, marchant sur les mêmes pas que John G Avildsen et Sylvester Stallone à l’époque de Rocky. Stallone qui encore aujourd’hui revendique haut et fort qu’il n’est pas (encore ?) un bon réalisateur de cinéma mais bien un simple conteur d’histoire qui fait toujours les choses en fonction de son coeur. La vrai force de Warrior réside bien sûr ici et au delà de tout un tas d’aspects purement techniques. Même si la réalisation de Gavin O’Connor reste soignée, le réalisateur de 39ans prend d’avantage le soin de se concentrer sur ses différentes séquences de dialogues. Les acteurs se retrouvant la majeure partie du temps complètement « seuls », nullement aidé par des artifices visant à souligner une quelconque émotion au marqueur. C’est l’autre tour de force du réalisateur qui réside dans sa manière d’amener pléthore d’informations liées au passé des personnages, ou même d’enjeux sous-jacents sans tomber dans la facilité (aucunes scènes liée au trauma de leurs passés ne nous sont dévoilées explicitement).

La direction d’acteur y est forcément aussi pour beaucoup à commencer par Nick Nolte qui joue le rôle du paternel désespérément en quête de pardon. Quelle magnifique composition, toujours sobre et en retenue. Son personnage d’ancien père alcoolique (qui mieux que lui pouvait jouer le rôle ?) qui ne peut que subir et encaisser comme un vieux sac de frappe déchiré de l’intérieur les coups verbaux de ses enfants portés en premier lieu par un Tom Hardy habité, animé d’une haine incommensurable rendent son personnage puissamment dramatique et limite proche de la folie. Les scènes du casino et de la chambre d’hôtel font surement parties des séquences les plus dures psychologiquement et émotionnellement parlantes que l’on ai vu depuis longtemps. C’est surtout à partir d’ici que WARRIOR révèle tout ce qu’il a dans les tripes, et sur le cœur. On ne devient plus spectateur mais « voyeur » où témoin de ce combat d’une vie que seuls la portées des coups semblent pour ces personnages, la seule issue possible jusqu’à un uppercut salvateur qui nous couche littéralement au tapis. Sur les derniers mots de Brendan à son frère incarné par Joel Edgerton, le rythme imposé par le réalisateur prend ici sa véritable envol et trouve une cohérence parfaite.

Conclusion :
A tous ceux qui pensent venir y chercher de la castagne sachez que vous serez obligatoirement déçu. Warrior « boxe » bien dans une autre catégorie et il faut bien au film plus d’une bonne heure avant de voir le premier combat dans la cage. Gavin O’Connor prend le temps et il a raison. Jouant presque constamment des non-dits et des silences qui viennent sans cesse alimenter mais jamais alourdir, la dramaturgie de son récit. Néanmoins, il est bien évident que le métrage divisera sans nul doute son public. Les cinéphiles et spectateurs disons, « habitués » au genre ne prendront surement pas le même plaisir que ceux qui se sentent un peu plus concernés par le sujet et les thématiques que souhaite aborder le réalisateur. Warrior est certes bien loin d’être un film complètement abouti, mais sa sincérité qui suinte de toute sa pélloche suffira justement à masquer ses ficelles cousues de fils blancs pour ainsi retrouver le plaisir d’un cinéma « simple ». Simplement du vrai cinéma.

Rédigé par Vincent N.Van

Publié dans : Avis à chaud - Communauté : statut de l'artiste - Par Madealone
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 17:24






 

Introduction :
Responsable de La panthère Rose, de la sympathoche franchise La nuit au musée et de Pour le meilleur et pour le rire (!), c’est bien en Shawn Levy réalisateur assez inégale qu’a choisi de croire Spielberg & Zemeckis pour monter et réaliser ce Real Steel. Un mixe entre Over the top et Transformers dans un univers semi-futuriste seulement, sous ses faux-airs de simple blockbuster familiale bourré de bon sentiments ce cache, contre toutes attentes, quelque chose que l’on espérait retrouver depuis longtemps...Avec un peu de retard à l'allumage, nous vous proposons de venir découvrir pourquoi il était primordial d'aller voir Real Steel au cinéma.

« Un cœur en acier »
Après les rafales des Transformers on aurait pu aisément se dire qu’avec les robots, il était temps de tourner la page et de passer à autre chose. Seulement apparemment, Spielberg & Zemeckis décident d’en rajouter une couche en s’inspirant d’une des œuvres de Richard Matheson pour accoucher de ce nouveau projet. Cela dit, qui aurait pu penser une seule seconde qu’une tel œuvre aussi « sommaire » soit-elle indirectement à cause d’un certain Michael Bay (les robots ne surprennent plus grand monde dorénavant), ne devienne en fin de compte un vrai petit bijoux de cinéma. Car oui, l’utilisation des robots après ce qu’en a fait Bay, il fallait oser et trouver différents moyens de les mettre en scènes. C’est ce qu’a judicieusement fait le réalisateur qui a su trouver un équilibre parfait entre ses différentes idées de mise en scènes, les émotions, les effets spéciaux...et c’est ici que Real Steel s’avère être tout bonnement étonnant.

On imagine assez bien certains plans et quelques idées repris sur Le Géant de Fer de Brad Bird notamment lors de la séquence où Max sort avec Atom en pleine nuit. Alors certes, Levy s’inspire, pique certaines choses ici et là mais il les réutilisent et le fait bien à l’image des SFX qui jalonnent le film. Jamais ces éléments et effets numériques sont de trop dans Real Steel, en vérité le métrage aurait très bien pu ce passer dans les années 80. On sent dans cet univers ce parfum très old-school que le metteur en scène ne trahi jamais, qu’il affectionne et respecte. Avec ces routes et ces nomades américains qui sillonnent les arènes, ces combattants d’un monde semi-futuriste qui dorment sur les étagères de leurs camions, qui puent l’odeur de la ferraille brûlé et de la sueur...bref, Shawn Levy marque clairement un point. Car en plus d’avoir une trame scénaristique pourtant archi-classique, il ne cesse de titiller notre fibre nostalgique en remplaçant simplement les combats de bras de fer d’Over the Top avec Sly Stallone par des combats de robots, tout en y apportant une vraie et étonnante sensibilité.

Côté interprétation, Hugh Jackman reste dans un registre qui lui va bien sans véritable surprise. Seulement, on ne peut parler de son personnage sans celui de Max, magnifiquement bien interprété par Dakota Goyo (déjà partant pour une suite) que l’on avait aperçu dans Thor. L’une des principale réussite de Real Steel réside aussi en ses deux personnages. Un duo attachant où l’alchimie entre Jackman et Goyo opère vraiment à merveille. Avec sa trogne d’ange il n’est certainement pas exclu que la très jeune carrière de l’acteur ce voit booster d’un coup tant sa performance s’avère être juste et réellement touchante.

Réalisation :
Jamais tape à l’œil et toujours équilibré, la réalisation est propre, très efficace durant les combats et surtout, toujours très bien inspiré. Le réalisateur joue constamment avec sa mise en scène entre les robots incrustés en numériques et ceux dont leurs présences et leurs mouvements sont reproduits en animatroniques. Les duels avec Twin Cities et Zeus sont intenses et vraiment épiques, le tout est supervisé par la société WETA déjà responsable des SFX d’Avatar et de La planète des singes mais aussi par le boxeur Sugar Ray Leonard pour amener un peu plus d’authenticité aux combats. Le rendu visuel et les animations des robots sont vraiment bluffants.

Si depuis un certains temps le compositeur attitré de Tim Burton était cantonné à pratiquement un seul et même registre de films, on sent un Danny Elfman évolué pour ne pas dire changé. Et c’est tant mieux car depuis longtemps, chacune de ses compositions étaient littéralement passé en « pilote automatique » sans saveurs ni valeur ajouté. Après sa composition sur Le Royaume de Peter Berg, Elfman montre une fois de plus qu’il peut tout à fait changer de registre et être tout aussi à l’aise à la gratte. Même si l’instru de Real Steel n’est pas des plus originales, au moins ça change ! Le travail d’Elfman reste très agréable avec un thème principal fidèle à cet univers « eigthies ». Le dernier coup de synthé aux milieux des cris de la foule est juste magique.

Conclusion :
Ici, contrairement aux robots de Michael Bay, ceux de Shawn Levy ne nous font pas seulement retomber en enfance mais au contraire, ils sont présents pour nous faire grandir. Véritable vecteur, catalyseur et reflet des deux personnages principaux, la façon dont le réalisateur utilise et met en scène Atom est très intelligente. Jonglant sur le faite de savoir si oui où non, ce robot possède des sentiments humains (thématiques très Spielbergiene), le réalisateur s'amuse bien souvent à faire planer le doute chez le spectateur comme cette fabuleuse scène du miroir où encore cette hargne qu’a le robot à se relever et ne jamais renoncer sous les encouragements du petit Max...Bref, c’est toutes les accumulations de ces (très bonnes) petites idées qui, en plus de toujours respecter un côté Road Movies très oldies, ne fait que conforter et ranger Real Steel aux côtés de cette listes rare, celui de faire partie des blockbusters honnête sur son sujet et sur ses intentions. Épaulé par les deux plus « vieux grands enfants » d’Hollywood que sont Spielberg & Zemeckis à la production, Real Steel possède bien la petite « touch Amblin Entertainement » qui manquait cruellement à Super 8 et Tintin pour vraiment nous faire rêver à nouveau. En effet, avec toute la meilleur volonté du monde, JJ Abrams ne faisait que mimer nos souvenirs et nos émotion enfantines tandis que Tintin en était complètement démuni la faute à une technologie tellement belle et surement trop sophistiqué qu’elle en a aveuglé Spielberg au point de faire de TINTIN une œuvre numérique complètement indigeste et creuse.
Jamais une seule seconde on aurait pensé que s'était en Real Steel que résidait cet hommage que l’on attendait depuis longtemps et encore moins de la part du réalisateur de Crazy Night. Et c’est tout particulièrement durant la séquence du combat finale ou pendant un instant, le temps se retrouve suspendu, que le petit Max regarde son père ce battre, donner des coups qui portent pourtant dans le vide que Shawn Levy choisit de le symbolisé. Une larme coule alors sur sa joue et ça y est, c’est à cet instant dans ce regard, dans ces yeux, que née ce pur moment d'émotion naïf et innocent que l’on retrouve et redécouvre enfin. Merci Shawn Levy, cela faisait bien trop longtemps déjà.

Par Vincent N. Van du groupe Madealone.
Publié dans : Avis à chaud - Communauté : l'art de partager son art - Par Madealone
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 18:05
     

Introduction :
Passé scandaleusement inaperçu lors de sa sortie en salle le 25 Mai dernier, Senna, le documentaire sur la vie de l’un des plus grands pilotes de F1 est sans aucun doute l’un des derniers purs bijoux d’émotion pure de cette fin d’année 2011. L’équipe Madealone revient « en bref » sur ce magnifique documentaire réalisé par Asif Kapadia.
 
« Pure driving, Real racing. That makes me happy »
L’histoire tout le monde la connaît où la plus ou moins connus. Ayrton Senna reste encore un grand objet de fascination dans le monde du sport. Chaque instants, chaque faits d’armes de la vie de ce pilote sur et en dehors du circuit sont tellement pittoresques qu’il en arrive à devenir un vrai personnage de Cinéma.  Senna était devenu bien plus que le meilleur pilote de sa génération avec Alain Prost, il était devenu le symbole de tout un peuple et a malheureusement connu une fin tragique a une époque ou la F1 connût au même moment elle aussi sa première fin de cycle avec l’arrivée de l’assistance éléctronique.
 
Réalisation :
La structure du documentaire choisit par Asif Kapadia reste la plus simple du monde. Le réalisateur londonien opte pour un angle chronologique, de la toute première course en kart d’Ayrton en 1977 jusqu’à la date maudite du 1er Mai 1994. On a beau connaître, avoir vu et vécu pour certains le parcours du pilote et pourtant... La puissance de ces images d’archives choisit par le réalisateur semblent être toujours aussi forte. Comme si le charisme de Senna ne s’était jamais éteint au fil des années. Et là où Kapadia est aussi très astucieux c’est qu’il choisit de ne faire intervenir les différents portrait du monde de la F1 qui ont connût le triple champion du monde qu’en voix-off. Le documentaire prend alors une forme bien plus solennel, limite proche d’un véritable « souvenir vivant » sur pellicule bien loin des interventions « posées » classique de la structure du documentaire tel qu’on la connait. Sublimé par la merveilleuse composition d’Antonio pinto, le spectateur se retrouve constamment pris d’une émotion extrêmement forte comme la séquence ou Senna gagne son premier GP du Bresil au bord de la fatigue physique et psychologique la plus éprouvante, de la relation particulière qu’il entreprit avec le médecin de course Sid Watkins, de ces très rares images le montrant avec sa famille et bien sûr de sa rivalité avec son coéquipier, rival et ami Alain Prost. La dernière partie au circuit de St-Marin fait preuve d’une certaine pudeur, d’une sobriété, d’une rupture de rythme si pesante que l’on se dit « cette fois-ci c’est bien la fin », l’étau ce resserre et  Asif Kapadia le sait. On a beau avoir déjà vu où vécu l’accident d’Ayrton Senna mais rien y fait, ce qu’on veut c’est changer l’histoire, changer la fin.
 
Conclusion :
Même si certains reprocheront au réalisateur de manquer de recul sur l’homme en oubliant de citer certains détails, Senna reste à n’en pas douter l’un des plus beaux portrait que le monde du documentaire sportif ai connu jusque ici. Pas besoin d'être spectateur ou fan du monde de l'automobile pour apprécier ce documentaire car il s'agit bien de l'Homme qu'Asif Kapadia décide de mettre en avant. On ne peut rester insensible face à une telle vie, une telle force et un tel charisme. Ceux qui ne comprennent pas comment le sport peut influencer des existences ou celle d’un peuple tout entier, comment un public peut s’identifier à un sportif de haut niveau alors qu’il peut pourtant être bien loin de son pays d’origine, de sa langue, de sa culture, de son milieu social...trouveront sans aucun doute une forme de réponse à travers le portrait d’Ayrton Senna. Le portrait d’un homme véritablement amoureux de la victoire mais surtout de sa passion qu’il en a payé de sa vie. Un vrai héros.
 
Par Vincent N.Van du groupe Madealone
Publié dans : Avis à chaud - Communauté : partage - Par Madealone
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 17:30

Image IPB

 

 


 


Introduction :
Jouissant d'un fort capital sympathie durant sa présentation lors du Festival de Cannes, Drive, récompensé par le prix de la mise en scène, sort enfin sur nos écrans. Nicolas Winding Refn, réalisateur danois du très remarqué « Bronson » sorti en 2009 avec Tom Hardy (film coup de poing qui faisait le portrait d'un homme brutal sur fond de musique classique) va, avec ce nouvel opus, devenir définitivement quelqu'un sur qui l'industrie du cinéma devra obligatoirement compter.Pour l'anecdote, Drive est né de la rencontre entre Ryan Gosling (magnifique) et de Nicolas Winding, un soir de déprime. Le réalisateur venait de voir son prochain film avec Harrison Ford tomber à l'eau. La suite, banale : un retour en voiture jusqu'à l'hôtel, un silence de mort entre les deux hommes et puis, la radio qui diffuse « I can't fight this feeling anymore » de Reo Speedwagon. Winding raconte que quelque chose est alors monté en lui, un état proche de l'euphorie en voyant Ryan Gosling conduire seul sur cette autoroute de Los Angeles.La première image qui lui est venue en tête était celle d'un cascadeur écoutant de la musique pop pour exorciser ses émotions…

Love forever :

Les spectateurs venus chercher de la castagne, des carambolages où des courses poursuites à la Fast and Furious seront vite déçus, car Drive raconte avant tout une histoire d'amour. A peu de choses près, le film ne doit compter que deux séquences de bagnoles à tout flinguer. Le cœur du film se situe bien dans cette relation unique entre ce fameux pilote mystère et Irène, représentant la symbolique même de ce qu'il reste encore de bon dans ce monde rempli de barges, où la seule lumière dans la vie de ce super héros n'ayant pour cape que son blouson marqué d'un scorpion dans le dos. Ses moments passés avec elle, sa seule présence, son sourire (ah, le sourire de Carey Mulligan...) suffit à canaliser la partie la plus obscure de sa personnalité, en témoigne cette merveilleuse séquence au bord de la fenêtre de l'appartement, entre le Driver et Irène, où le temps se retrouve considérablement suspendu. L'évolution de cette relation atypique fait vaguement penser au conte de Walt Disney, La Belle et la Bête. L'une des vraies forces de Drive réside dans la façon dont Winding Refn suscite les émotions les plus vives et les plus radicales chez le spectateur, tantôt dans la violence la plus extrême, tantôt dans la poésie la plus somptueuse, principalement due à une gestion sans failles du cadre, du temps et de l'espace. La réalisation du Danois épouse à merveille le personnage du Driver. On vit, on voit et on ressent les choses uniquement à travers la psychologie de ce personnage, limite proche de l'autisme, où chacun de ses silences vaut mille mots. Hélas, puisque rien n'est parfait dans ce monde de brute, Drive n'arrive pourtant pas à tenir la même cadence jusqu'au bout. Une fois que Winding Refn fait tomber le masque de son « héros » après l'extraordinaire scène de l'ascenseur servant littéralement de bascule, le métrage tombe malheureusement dans des ficelles dramaturgiques imposées par le genre même du film et la faiblesse des personnages secondaires cantonnés à leur rôle de méchant, un peu comme dans les films noirs des années 50. Il en découle que dans cet ultime acte du film, le spectateur se voit dépossédé de ce charme et de cette magie hypnotique où la culture du « non-dit » fût roi durant le premier acte. Cette intensité est heureusement retrouvée lors de la séquence finale faisant indéniablement référence aux films de western. Des références, Drive en déborde et le réalisateur ne s'en cache absolument pas. Cela dit, il a l'intelligence et la manière de bien faire. De bien s'en inspirer. Ainsi, Drive revisite tout un pan du cinéma comme l'avait fait les frères Wachowski pour accoucher d'un certain « Matrix » premier du nom.

Réalisation :
Véritable pain béni pour qui viendra analyser et décortiquer sa mise en scène jusqu'à sa gestion sonore, Drive reste l'un des derniers bijoux en matière de réalisation « simple » grâce à une technique et une structure de montage taillée sur mesure. Ici, pas de « caméra shacker », pas de caméra à l'épaule, pas de fioriture au montage... On reste dans la maitrise même de la sobriété. De cette maitrise née la véritable force d'un cinéma « classique » (la vraie beauté du cinéma) qui, par la suite, vient épouser une structure quasi parfaite de la mise en scène. Chaque séquence indépendamment des autres est travaillée avec minutie. Cela peut-aller d'un plan fixe à un simple traveling, le tout accompagné par une gestion sonore plus vivante que jamais, gestion sonore allant jusqu'à épouser le silence du Driver, l'accompagnant dans des scènes de poursuite courtes mais efficaces, et aussi brutales que la violence de certaines scènes du film. Tous ces différents détails contribuent à pleinement caractériser les personnages, ce qu'ils ressentent, ce qu'ils respirent, ce qu'ils touchent, ce qu'ils entendent, ce qu'ils pensent... Nicolas Winding Refn fait partie de ces réalisateurs rares, comme Tarantino ou Oliver Stone (il fût un temps), qui rendent, au final, une œuvre palpable et organique où chaque expression de la part de Ryan Goseling et Carey Mulligan viennent transpercer ce grand rectangle blanc qui nous sépare d'eux pour nous allez tout droit en plein cœur et où en même temps chaque coup porté (fusil, marteau, couteaux...) font méchamment mal ! La lumière tout aussi travaillée fait partie intégrante de la narration et de la composition du cadre. Plongeant parfois une partie du visage du driver dans une pénombre symbolisant sa part obscure et ne le laissant apparaitre en pleine lumière qu'en présence d'Irene, miroir de ce qu'il y a de meilleur en lui. La bande-son est aussi un point sur lequel Drive mise tout particulièrement puisqu'elle est toujours en adéquation totale avec les personnages et plus précisément celui du Driver. Chaque morceau composé par Cliff Martinez ou repris de groupes comme Kavinsky ne sont jamais présent pour uniquement qu'accompagner les scènes, mais bien pour être constamment au service de la narration. Un peu comme Star-Wars ou plus récemment Tron où la bande-son joue un rôle vraiment à part entière, ce qui conforte encore plus l'œuvre dans son statut de « Film complet ».

Conclusion :
Générique rose bonbon sur fond de musique rétro, Drive, c'est un peu une rencontre incongrue organisée par James Gray (même si celui-ci reste le « Maître » en matière de dramaturgie), entre Le Transporteur et Sofia Coppola. Vrai film de genre à part expérimental, contemplatif, complet et malheureusement trop parfait durant sa première partie pour ensuite perdre un peu de sa superbe lors du deuxième acte, Nicolas Winding Refn rentre (à coup de marteau) malgré tout dans la cour des grands. Il n'y a plus qu'à confirmer.

Rédigé par N.Van et Nouchi du groupe Madealone.

Publié dans : Avis à chaud - Communauté : partage - Par Madealone
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Le blog de Madealone
  • Le blog de Madealone
  • : musique Cinéma films danse film Cinéma / TV
  • : Madealone est maintenant présent sur overblog.com, nous somme un groupe de jeunes passionnés de cinéma. Echanger vos idées, avis, critiques ou analyse sur nos différents projets. Nous espérons que vous passerez d'agréable moment sur notre blog. N’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions, commentaires ou renseignements... Madealone
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés